


Située dans le village accueillant de Poggio di Venaco, à quinze minutes en voiture de Corte, la Casa Agostino Giafferri est ancrée au coeur de la Corse.
Largement ouverte sur le monde, elle reçoit artistes, chercheurs, créateurs de toutes nationalités. Lieu de repos, de méditation et de création, elle se place sous le signe du partage et de l'amitié. Avec ses luxueuses chambres d’hôtes, son salon, sa cuisine professionnelle, son atelier de peinture, sa salle de projection, sa salle de concert et sa salle de séminaire informatisée, la Casa Agostino Giafferri se prête à tous vos projets, dans un cadre familial agréable.
Sa terrasse donne sur le splendide cercle des montagnes du Boziu, une des régions les plus sauvages et mystérieuses de la Corse.
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Le général Agostino Giafferri
Si le nom de l’illustre Dom Luigi Giafferri, héros célèbre de la Révolution Corse, reste dans les mémoires, qui se souvient encore de son fils, le général Agostino Giafferri ?
En 1797, alors que la Terreur règne et que la Corse, écrasée d’impôts, est plongée dans la misère et l’anarchie, les insurgés corses, décidés à défendre leur foi et leur patrie, le réclament pour chef : il a alors quatre-vingts ans. Rentré de Naples en 1790, ancien compagnon d’armes de Pascal Paoli, il aspire à une vieillesse tranquille sur son île lorsqu’il est sollicité par les compagnons de la crocetta (les insurgés portent en effet une petite croix blanche à leur béret). Il accepte de prendre la tête des insurgés et de combattre pour le peuple et le libre exercice de sa religion.
La répression fut particulièrement féroce. Les insurgés furent défaits à Murato. Agostino Giafferri, arrêté à La Porta, fut pressé par Vaubois, qui voulait lui sauver la vie, de déclarer qu’il avait agi sous la contrainte.
« Général, » répondit Giafferri, « j’ai été choisi par le peuple opprimé ; je l’ai moi-même encouragé à se défendre, tant qu’il n’aurait pas obtenu satisfaction. Je regrette seulement de n’avoir pu faire davantage pour le bien de ma nation. Du reste, voilà quatre-vingts ans que je suis condamné à mourir et presque autant d’années que je m’y prépare. Je n’ai jamais craint la mort ! »
Le 21 février 1798, sur la place Saint Nicolas à Bastia, douze soldats de la République fusillèrent le vieux général.